{"product_id":"chat-en-racine-sculptee-japon-xixe-siecle-ou-anterieur","title":"Chat en racine sculptée, Japon, XIXe siècle ou antérieur","description":"\u003ch2\u003eChat en racine sculptée\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eJapon, XIXe siècle ou antérieur\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eSculpture en racine représentant un chat, traité dans une position ramassée où l’animal paraît assis sur l’arrière-train, les pattes repliées et la tête levée. La forme générale conserve une forte dépendance à la matière d’origine : le corps s’allonge selon le mouvement naturel de la racine, tandis que la tête, les pattes et la base ont fait l’objet d’un travail de coupe et de mise en forme plus net. Les yeux, le nez et le contour des membres suffisent à rendre la lecture animale immédiatement perceptible, sans effacer la nature première du matériau. L’œuvre repose aujourd’hui sur un socle réalisé sur mesure, la base en pan coupé permettant de stabiliser la sculpture dans cette présentation.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eDimensions de la sculpture :\u003c\/strong\u003e 32 × 30 × 13 cm. \u003cstrong\u003eHauteur avec socle :\u003c\/strong\u003e 36 cm.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eL’intérêt de cette pièce tient précisément à l’économie de moyens de sa mise en forme. Il ne s’agit pas de transformer entièrement la racine en animal, mais de reconnaître dans la matière une présence animale déjà latente, puis de la rendre lisible par une intervention minimale. Cette logique relève très bien de la notion japonaise de \u003cem\u003emitate\u003c\/em\u003e : non pas copier littéralement, mais montrer une chose par une autre, ou voir dans une forme naturelle l’équivalent d’une image.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eC’est dans ce sens qu’il faut comprendre de telles racines sculptées comme des objets trouvés lettrés. Un amateur japonais du XIXe siècle pouvait parfaitement en saisir la logique, fondée sur la suggestion, l’analogie et la lecture poétique des formes naturelles. En revanche, un œil occidental du XIXe siècle, plus attaché à l’idée d’une sculpture entièrement façonnée, finie et démonstrative, aurait eu plus de difficulté à lire une œuvre qui laisse à la nature une part aussi importante. Ce décalage explique qu’aujourd’hui ces objets puissent paraître presque modernes, alors qu’ils relèvent d’abord d’une autre culture du regard.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eOn peut ajouter que le XXe siècle a renouvelé la manière d’apprécier ces formes brutes ou à peine conduites. La redécouverte de Mokujiki par Yanagi Sōetsu a contribué à valoriser des sculptures directes, peu polies, d’une puissance non académique. Mais ce point reste secondaire ici. Ce qui compte avant tout est la logique de choix, de reconnaissance et d’accentuation mesurée qui donne à la matière naturelle la force d’une image.\u003c\/p\u003e\u003cp\u003eAinsi, cette sculpture ne doit pas être présentée comme une abstraction avant l’heure au sens occidental, mais comme une œuvre japonaise fondée sur la reconnaissance d’une forme vivante dans la nature, puis sur son accentuation mesurée. Sa force réside dans cet équilibre : assez de taille pour faire apparaître le chat, assez de matière laissée intacte pour que l’origine naturelle demeure visible.\u003c\/p\u003e","brand":"Sinapango ","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":54062660616538,"sku":"1","price":2800.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0957\/8568\/1242\/files\/E3117F07-21A7-4EB2-8319-CB3CDEF34C9C.jpg?v=1777113569","url":"https:\/\/sinapango.com\/products\/chat-en-racine-sculptee-japon-xixe-siecle-ou-anterieur","provider":"Sinapango ","version":"1.0","type":"link"}