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Suzuki Kenji 鈴木健司, vase en céramique signé
Description
Suzuki Kenji 鈴木健司, vase en céramique signé
Japon, seconde moitié du XXe siècle
Vase en céramique par Suzuki Kenji, de forme très construite, reposant sur un pied étroit en amande et développant un corps déformé en losange. La silhouette est l’un des aspects les plus intéressants de la pièce. La base resserrée porte un volume qui s’élargit puis se tend en une forme anguleuse, très éloignée des typologies plus classiques du vase ovoïde ou balustre. L’ouverture, relativement discrète, prolonge cette construction avec justesse. Le vase est signé et accompagné de son tomobako signé.
Cette pièce se distingue d’abord par son travail de forme. Le pied en amande concentre l’assise, tandis que le corps se développe comme un volume géométrisé, presque sculptural. La pièce repose ainsi sur un équilibre subtil entre stabilité et déformation contrôlée. Cette recherche formelle donne au vase une présence immédiate, sans qu’il soit besoin d’un décor abondant.
Suzuki Kenji, né le 25 février 1930 à Kyoto et mort en 2010, appartient à une longue lignée de céramistes. Il apprend très tôt les techniques de la céramique auprès de son père, Suzuki Kiyoshi, et de son frère Takuji. Sa formation familiale est complétée par des études à l’Université des Beaux-Arts de Kyoto, dont il sort diplômé en 1957. Pendant ses années d’études, il bénéficie de l’enseignement de maîtres majeurs tels que Kondō Yūzō, Tomimoto Kenkichi et Fujimoto Nōdō, avant de se perfectionner comme apprenti auprès du sixième Kiyomizu Rokubei.
Dès 1958, un an après l’obtention de son diplôme, il est sélectionné au Nitten, où il sera ensuite régulièrement distingué. En 1960, il reçoit le prix du maire de Kyoto. En 1967, il obtient le prix Hokuto-shō au Nitten pour son œuvre White Orb, pièce importante dans son parcours, qui témoigne déjà de sa maîtrise des formes et des émaux. Entre 1965 et 1971, il est professeur adjoint auprès du septième Kiyomizu Rokubei à l’Université des Beaux-Arts de Kyoto. En 1976, il installe un nouveau four à Yamashina, où il poursuit notamment ses recherches sur les glaçures métalliques.
Son activité ne se limite pas à la seule production d’atelier. Durant les années 1960, il participe à des expositions internationales en Amérique du Nord, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Europe, ce qui montre l’extension précoce de sa reconnaissance. Il est aussi un auteur important. En 1971, il publie pour le Musée national d’Art moderne de Tokyo un ouvrage intitulé Contemporary Ceramic Art: Canada, USA, Mexico and Japan, qui souligne l’ampleur de sa culture visuelle et de son intérêt pour la céramique au-delà du Japon. En 1984, il publie également Sōsaku tōgei no tenkai / sekinin henshū, parmi d’autres travaux.
À partir de 1990, Suzuki Kenji devient une figure d’autorité dans le monde de la céramique japonaise, en tant que juge au Nitten et membre du jury de l’exposition Japan New Crafts. Cette reconnaissance culmine en 2005, lorsqu’il reçoit l’Ordre du Mérite Culturel de la préfecture de Kyoto. Ses œuvres sont conservées dans des collections importantes, notamment au Musée préfectoral de Kyoto et au Musée municipal de Kyoto.
Dimensions : hauteur 25 cm ; largeur 19 cm ; profondeur 12 cm.