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Iizuka Kōkansai, hanakago « Seiryū » en bambou fumé
Description
Iizuka Kōkansai, hanakago « Seiryū » en bambou fumé
Panier à fleurs en bambou fumé par Iizuka Kōkansai (1919-2004), de forme cylindrique élancée, muni d’une anse puissamment tressée. L’œuvre se distingue par la sobriété de sa construction et par l’extraordinaire qualité de son tressage, où les lames de bambou fumé dessinent un réseau ajouré d’une grande régularité. La forme, simple en apparence, repose en réalité sur une maîtrise très sûre des tensions, des passages et des attaches, qui donnent à l’ensemble sa force silencieuse.
Le bambou fumé offre ici une gamme de bruns profonds et nuancés, qui anime la surface sans rompre l’unité de la pièce. Le corps du panier, haut et légèrement resserré, est rythmé par un tressage géométrique ouvert qui laisse circuler la lumière. L’anse, constituée de plusieurs brins solidement torsadés et réunis, est l’un des points les plus remarquables de l’œuvre. Elle ne remplit pas seulement une fonction pratique : elle affirme l’élan vertical de la pièce et lui donne une présence presque sculpturale.
L’inscription Seiryū – « Ruisseau clair » – correspond particulièrement bien à cette œuvre. Elle suggère une idée de flux, de pureté et de continuité, en accord avec la souplesse visuelle du tressage et avec la verticalité paisible du panier. La signature Kōsai-saku est gravée sur une lamelle de bambou se prolongeant jusqu’au corps de l’œuvre. Le panier est accompagné de son tomobako assorti et d’un intérieur en bambou laqué noir. Une petite fente à un brin de bambou est à signaler.
Iizuka Kōkansai, deuxième fils de Iizuka Rōkansai, compte parmi les très grands maîtres du bambou japonais d’après-guerre. Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Tokyo, il étudie ensuite auprès de son père et se consacre pleinement à l’art du bambou. Sélectionné dès 1947 à la Nitten, il y expose régulièrement. En 1950, il reprend le nom de Kōkansai et reçoit de nombreuses distinctions. En 1982, il est désigné Trésor national vivant pour son savoir-faire exceptionnel et pour son renouvellement du travail du bambou. Son œuvre est reconnue pour l’équilibre rare qu’elle atteint entre rigueur, dignité et élégance.
Ce hanakago illustre très bien cette position majeure. Il ne cherche ni l’effet démonstratif ni la complication gratuite. Tout y est tenu, juste, mesuré. La beauté de l’œuvre tient à la qualité du matériau, à l’intelligence du tressage et à cette impression de calme qui se dégage de la forme.
Dimensions : 17 × 16 cm ; hauteur env. 35,5 cm.