Mizusashi de forme hashigui par Kamei Miraku XIV 亀井味楽十四代, Japon, Takatori, seconde moitié du XXe siècle

€3.600,00 EUR
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Description

Mizusashi de forme hashigui par Kamei Miraku XIV 亀井味楽十四代

Japon, Takatori, seconde moitié du XXe siècle.

Grand mizusashi en grès de Takatori, de forme rectangulaire verticale, percé d’une large ouverture circulaire et fermé par un couvercle en laque noire. La silhouette est d’une grande force architectonique. Le corps s’élève comme un bloc évidé, avec une découpe latérale et un jeu de pleins et de vides qui transforment l’ustensile en volume construit. La forme dite hashigui, littéralement « pilotis de pont », ne désigne pas une fonction particulière mais un type de profil. Ici, elle renouvelle profondément le mizusashi traditionnel en le faisant passer du récipient souple ou cylindrique à une présence presque sculpturale, fondée sur la verticalité, l’angle droit, l’évidement et la tension entre masse et ouverture.

La surface claire, douce et légèrement irrégulière, est tenue dans un registre de grande sobriété. Rien n’y relève d’un décor ajouté. L’effet naît de la forme elle-même, de la qualité de la pâte, de la retenue de la couverte et du contraste avec le couvercle laqué noir. Cette économie de moyens est très juste pour Takatori : elle maintient l’objet dans le monde du thé tout en lui donnant une autorité plastique inhabituelle. Le mizusashi conserve son usage dans le chanoyu, comme récipient d’eau fraîche, mais il impose surtout une lecture spatiale et constructive qui en fait l’un des points forts de la mise en place.

Né en 1931, Kamei Miraku XIV est l’une des grandes figures du Takatori-yaki moderne. Formé par son grand-père, Kamei Miraku XIII, il reprend le nom de quatorzième génération en 1964. En 1977, il est reconnu comme premier détenteur du patrimoine culturel immatériel de la ville de Fukuoka pour la technique du Takatori-yaki. Il reçoit ensuite un prix international d’art et de culture en 1988, un prix de mérite technique de la préfecture de Fukuoka, puis la médaille au ruban jaune en 2001. Son œuvre s’inscrit dans la continuité du goût d’Enshū, c’est-à-dire d’un idéal de thé fondé sur la clarté de la forme, la justesse des proportions, l’élégance retenue et une distinction sans surcharge.

Cette pièce montre précisément comment Kamei Miraku XIV renouvelle une forme traditionnelle du mizusashi sans quitter l’esprit de Takatori. Le vocabulaire du thé demeure intact, mais il est porté vers une construction plus hardie. Le récipient n’est plus seulement un contenant ; il devient une forme presque abstraite, où l’ouverture circulaire agit comme un foyer visuel et où le corps entier se lit comme une petite architecture. Ce déplacement donne à l’ustensile une intensité sculpturale rare, sans rompre avec le calme et la tenue propres aux objets de thé.

Le tomobako d’origine renforce encore l’intérêt de l’ensemble. Il mentionne la provenance du temple Yokodakeyama Sōfukuji, ce qui inscrit la pièce dans un contexte de transmission et d’usage particulièrement significatif. La présence du couvercle laqué noir, parfaitement adapté à la partie supérieure, achève cette tension très réussie entre austérité monastique, raffinement du thé et invention formelle.

Tomobako d’origine, cachet de Kamei Miraku XIV au revers et sur le tomobako.

Dimensions : hauteur 30 cm ; largeur 24,3 cm ; profondeur 15,1 cm.

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Mizusashi de forme hashigui par Kamei Miraku XIV 亀井味楽十四代, Japon, Takatori, seconde moitié du XXe siècle

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